Je m’appelle Aboubacar, du prénom de mon grand-père, dont j’ai l’honneur de porter le nom. Je suis connu sous le nom de plume de Mouhamed Nour All-Haqq. Je suis né le 22 avril 2003 à Donghoro, un village de Casamance, dans la région de Sédhiou, au Sénégal. Ce village a été fondé par ce même grand-père, qu’Allah lui fasse miséricorde. Il est le berceau de mes origines, de mes premières valeurs et d’un héritage spirituel qui continue de guider mes pas.
Un enfant du daara
Mon histoire commence dans un environnement où la foi, le savoir et l’éducation avaient une place essentielle. Dès mon plus jeune âge, j’ai eu le privilège d’étudier le Saint Coran et les sciences islamiques au daara de mon grand-père. Pour moi, ce lieu était bien plus qu’une école coranique : il m’a appris la discipline, la patience et la droiture, et il a travaillé mon âme autant que ma mémoire.
Enfant, la lecture du Saint Coran.
Plus tard, l’étude se poursuit le soir.
Le calame et la planchette de bois, outils du daara.
Mon grand-père était un homme pieux, généreux, doté de vastes connaissances islamiques. Porter son nom est pour moi un honneur, mais aussi une responsabilité : celle de ne pas ternir ce qu’il a bâti et de faire vivre, à ma mesure, ce qu’il m’a transmis. Il m’a appris que le savoir ne se mesure pas seulement à ce que l’on connaît, mais aussi à la manière dont on vit, dont on traite les autres et dont on se rapproche d’Allah. Il n’est plus de ce monde, mais son nom continue de résonner chaque fois que l’on m’appelle, et son souvenir reste vivant dans mon cœur. Qu’Allah illumine sa tombe, lui pardonne ses manquements et fasse perdurer les fruits de son enseignement. Âmîn.
Mes parents
Si mon grand-père a posé les fondations de mon éducation spirituelle, mes parents ont construit l’homme que je m’efforce de devenir.
Mon père, Ibrahima ibn Aboubacar DEME, est pour moi un exemple de dévouement. Il a toujours œuvré pour offrir à ses enfants la meilleure éducation possible, au prix d’efforts et de sacrifices que seuls ceux qui en connaissent le poids peuvent mesurer. Il m’a transmis le sens de la responsabilité et de la persévérance.
Ma mère, Fatoumata bint Mahmoudou Sall, incarne le courage et l’abnégation. Elle fait partie de ces femmes qui affrontent les difficultés sans renoncer et se battent pour que leurs enfants ne manquent de rien. Elle m’a appris que la vraie force n’est pas de ne jamais tomber, mais de continuer d’avancer malgré la fatigue et l’incertitude.
« La vraie force n’est pas de ne jamais tomber, mais de continuer d’avancer malgré la fatigue et l’incertitude. »
Deux chemins qui se complètent
Mon parcours a deux dimensions. D’un côté, je suis titulaire d’un master en droit de la famille de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui m’a appris à comprendre les relations humaines, les responsabilités familiales et les règles qui organisent la vie en société. De l’autre, je poursuis mes études en sciences islamiques, auprès de ceux qui transmettent le savoir.
Ces deux voies ne s’opposent pas. L’une m’éclaire sur les réalités humaines, l’autre nourrit ma réflexion spirituelle et ma relation avec Allah. Je reste convaincu que la quête de connaissance ne s’arrête pas à un diplôme : elle demande de l’humilité, de la patience, et plus on apprend, plus on mesure ce qu’il reste à découvrir.
Pourquoi ce livre
Le Secret du Tahajjud — Quand tout dort, Allah t’appelle est né d’une conviction : la prière de la nuit est l’un des plus beaux espaces de rencontre entre le serviteur et son Seigneur.
À travers ces pages, je veux inviter le lecteur à redécouvrir la place de la prière nocturne, à méditer sur la sincérité de ses invocations et à comprendre la beauté d’une relation avec Allah faite de patience, de confiance et de constance.
Je n’écris pas en prétendant être arrivé au bout du chemin. Je suis un serviteur qui a besoin de la miséricorde, du pardon et de la guidance d’Allah. Mais je crois au pouvoir d’un rappel sincère. Si, grâce à ce livre, une seule personne retrouve le goût de se lever pour prier, reprend espoir après une épreuve ou revient vers son Seigneur, alors c’est pour moi la plus belle des récompenses.

